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COURTEPOINTES MATELASSEES & BOUTIS PROVENCAUX

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Courtepointes matelassées et boutis évoquent instinctivement la Provence où les femmes d'antan se promenaient en jupons piqués et caracos colorés. Aujourd'hui encore, cet héritage participe à l'identité provençale, témoin de pratiques décoratives et domestiques ancrées dans un territoire. En effet, pas un village sans une boutique où chiner ces merveilles.

Les collections ETERNEL ETE et JOIE DE VIVRE revisitent cette tradition et nous font découvrir les secrets de ces délicats travaux à l’aiguille à travers la collection patrimoniale de la Maison. 

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Origine de cet art provençal

Provenant d’Orient, les plus anciens matelassages sont ramenés au XIe et XIIe siècles par les croisés pour se protéger du froid et du contact des armures. En Europe, Naples et la Sicile sont les premiers centres de fabrication de ces produits considérés luxueux. 

Marseille, dont le port est tourné vers le commerce du Levant et de l’Italie, constitue une porte d’entrée pour ces étoffes. Le Roi René (1409-1480) administrateur du royaume de Naples et du comté de Provence, favorise la transmission de cet art transalpin appelé Trapunto.

Dès le XIVe siècle, des brodeuses italiennes s’installent à Marseille et créent des petits ateliers à domicile. Les productions phocéennes connaissent un succès florissant et se diffusent dans tout le royaume. Au XVIIe siècle, 5000 à 6000 brodeuses professionnelles fabriquent chaque année entre 40 000 et 50 000 pièces de piqûres ou de broderies (jupons, couvre-pied, chauffoirs, pièces de layette). Même si d’autres centres de production existent, la prééminence de la Provence est incontestable.

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Un métier organisé

A la fin du XIIIe siècle, deux corporations se partagent le travail à l’aiguille des étoffes : les courtepointiers doublent, rembourrent, ouatent et piquent les tissus. Les brodeurs, quant à eux, réalisent les travaux les plus fins comme la broderie aux cordons sertis. Regroupés en ateliers de tailles diverses, hommes et femmes aux mains d’or font la renommée de toute la Provence du XVIIe au XIXe siècle.

Deux types de productions sortent de ces ateliers : les boutis et les étoffes matelassées piquées, utilisées pour la maison ou l’habillement. Cet art se pratique également au sein de la famille pour les moins aisées. Un trousseau de jeune mariée ne serait complet sans un « petassoun » ou une couverture matelassée piquée. 

Le boutis

Connu également sous l’appellation de « broderie de Marseille », il doit son nom à l’aiguille utilisée pour insérer les mèches de coton.
Deux nappes de coton sont tendues sur un métier. Le dessin est reporté sur l’étoffe du dessus au poncif. Les brodeuses suivent ce tracé en piquant des petits points avant de fil blanc. Chaque élément du décor est cousu séparément : tige, fleur, arabesque.

Une fois les contours brodés, le cadre est retourné et des mèches de coton sont insérées entre deux points de couture dans les canaux afin de créer le relief. Pour des formes amples, comme les dragées, la ouate peut être utilisée. Cette technique apporte souplesse et solidité aux produits domestiques.

Les plus belles pièces jouent sur différentes hauteurs de relief, mettant en valeur certains éléments du décor. Véritable chefs d’œuvre, ces étoffes s’apparentent alors à des bas-reliefs sculptés.

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Offerts lors de mariage ou de baptême, les boutis présentent un répertoire iconographique codifié de fleurs, de rosaces, de cœurs, de guirlandes végétales et de couronnes. Véritable langage des signes compris de tous, il se transmet de génération en génération. Les graines sont signes d’abondance, le cœur renvoie à l’amour, les colombes dans un panier évoquent un foyer qui se construit. Cette symbolique n’est pas propre au travail du boutis : elle se retrouve également sur les meubles provençaux peints ou sculptés.

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Etoffes matelassées piquées

Cette technique demande une certaine dextérité, tant dans le report du tracé sur l’étoffe à la craie que sur la tension du fil qui doit rester uniforme pendant toute la réalisation. 

Une ou plusieurs couches de rembourrage sont enfermées entre deux étoffes, le tout maintenu par un réseau de points avants, réalisés à la main en fil de coton. Les lignes piquées, d’où le nom usuel de courtepointes piquées, offrent un cachet supplémentaire aux pièces réalisées mais c’est bien l’étoffe utilisée qui en fait la valeur, contrairement au boutis. La soie, les cotonnades, les châles au motif cachemire sont sublimés par cette technique.

Les tissus proviennent de tout le royaume : Jouy, Nantes, Alsace mais aussi d’Orient et d’Inde. Elles sont alors échangées à Marseille ou à la foire de Beaucaire.  

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Les courtepointes ou jupons piqués ont un décor assez simple, composé de lignes de points parallèles aux lisières, d’un quadrillage simple ou double en losange, réalisées selon la technique du point avant. Il s’agit du point de base en couture. La bordure est souvent plus travaillée, présentant un réseau de courbes entrelacées.

Pour mettre en valeur le tissu utilisé, les brodeuses utilisent la « composition en fenêtre ». Cette disposition met en scène deux étoffes sur la face endroit : une étoffe unie encadre celle du centre, façonnée, brodée ou imprimée. Ce procédé est aussi utilisé quand les brodeuses utilisent un carré ou un foulard destiné à couvrir les épaules. 

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Le charme des courtepointes matelassées piquées réside dans l’utilisation combinée de tissus différents sur les faces endroit et envers. Les étoffes de moindre prix, destinées à être partiellement ou totalement cachées, sont utilisées au verso. 

La Toile de lin : Robuste, elle est utilisée pour fabriquer les éléments composant la parure de lit (courtepointe, lambrequins). Elle maintient en souplesse et donne du corps aux beaux imprimés choisis sur la face visible. 

L'impression à la planche : Pour les pièces uniques manipulées régulièrement, les brodeuses utilisent des étoffes fantaisies ornées de petits dessins, géométriques ou floraux, imprimés à la planche de bois en 2 ou 3 couleurs. Les chafarcanis, toiles imprimées en Inde à la planche de bois en deux couleurs, sont très appréciées au XVIIIe siècle car elles font partie des indiennes « entrée de gamme ».

L'impression au cylindre : Les impressions au cylindre, produites en grande quantité, remplacent les impressions à la planche de bois dès le XIXe siècle.  

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Le piqué industriel

Le piqué est un tissu qui doit son relief à son tissage par un jeu d’armures et non pas à un matelassage obtenu par un travail d’aiguille.

Démocratisé pendant la seconde moitié du XIXe siècle, on le nomme « piqué matelassé » en référence aux modèles matelassés qu’il imite. Souvent en coton blanc, il est orné de petits motifs géométriques et fut longtemps utilisé en lingerie avant de gagner l’univers de la décoration.

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A la même époque, l'essor de la machine à coudre mécanise également le travail de matelassage. Réalisé à disposition, c’est-à-dire à la forme de la pièce, il participe peu à peu à l’industrialisation de sa fabrication.

Au XXe siècle, le développement d’une ingénierie textile performante révolutionne le matelassage industriel  dont PUZZLE ou COCOON chez Boussac sont l’aboutissement.

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Pour en savoir plus : 
M. Biehn, En jupon piqué et robe d’indienne, Costumes provençaux, Edition Jeanne Lafitte
Collectif, Piqué de Provence, couvertures et jupons de la collection André-Jean Cabanel, Edisud
C. Fauque, Couleurs & étoffes, une passion provençale, Aubanel
A. Fiette (sous la direction de), L’étoffe du relief, quilts, boutis et autres textiles matelassés, Edition Somogy
K. Berenson, Quilts of Provence. The Art and Craft of French quiltmaking, Henry Holt & Co, 1996
C. Eddy, Quilted planet : a source book of quilts from around the world, Mitchell Beazley, 2005

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